« Dans l’éventualité peu probable que… »

Vous avez entendu « Dans l’éventualité peu probable que… », mais sans entendre le reste de la phrase, parce que vous avez simplement décroché après la première partie de la présentation des consignes de sécurité, avant le décollage en avion, ou pendant l’exercice de sécurité avant le départ d’un navire de croisière. Après tout, il s’agit d’un événement peu probable. Alors, avez-vous vraiment besoin d’une veste de sauvetage? Vous vous disiez probablement aussi : « On verra bien; j’y verrai plus tard (pendant que je ferai la queue derrière la file de passagers en panique). »

« Je n’ai pas besoin d’un système d’alarme… »

Vous avez probablement déjà entendu un ami vous dire « Je n’ai pas besoin de système d’alarme pour ma maison, parce que mes portes sont toujours verrouillées. Et il n’y a rien d’intéressant à voler chez moi. »

Il est triste de voir tous ces faux-fuyants rationnels se traduire rapidement en remords une fois que la maison a été dévalisée par des cambrioleurs, qui ont pris soin de s’emparer des objets les plus précieux, dont la valeur ne se mesure pas en dollars… « ce sentiment de sécurité ».

« Ne vous inquiétez pas, vous ne pouvez être tenu responsable… »

Les émetteurs de cartes de crédit répètent sans cesse à leurs clients : « Ne vous inquiétez pas, vous ne pouvez être tenu responsable des transactions illégales effectuées après le vol de votre carte ou après le vol des renseignements personnels de votre carte (vol à la tire électronique). » En fait, nous payons tous pour les transactions illégales, car la perte est simplement couverte par les frais et les taux d’intérêt exigés des titulaires de cartes. De plus, les marchands paient des frais pour chaque transaction de vente… et doivent payer pour les lecteurs de cartes. Il faut donc corriger cette idée acquise qui est erronée : l’émetteur de la carte de crédit est le seul intervenant qui n’est pas responsable des transactions illégales.

« Vous n’avez pas besoin d’un bouclier RFID… »

Les émetteurs de cartes de crédit et de débit affirment que vous n’avez pas besoin d’un bouclier RFID pour protéger leurs cartes à puce, car ils les disent sécuritaires, particulièrement dans le cas des cartes à puces « sans contact ». (Une carte à puce « sans contact » a une antenne intégrée qui permet de simplement présenter la carte à un terminal, sans contact, pour conclure la transaction, sans utiliser un NIP). En réalité, une carte à puce « sans contact » peut être lue par un fraudeur pendant que la carte est dans votre portefeuille. Alors, pourquoi ne pas utiliser un bouclier RFID pour la protéger?

« Nous ne sommes pas autorisés à acheter des boucliers RFID… »

Il semblerait que les émetteurs de cartes de crédit ont exercé des pressions auprès des banques afin qu’elles n’offrent pas de boucliers RFID avec leurs cartes à puces « sans contact » et ne les offrent pas à leurs clients qui ont déjà une telle carte. Nous avons demandé à un employé d’une des banques à quoi cela tenait, et il nous a répondu : « Nous ne sommes pas autorisés à acheter des boucliers RFID parce que notre émetteur de carte de crédit estime que cela laisse à entendre que leurs cartes ne sont pas sécuritaires. » Une autre banque a commandé 250 000 boucliers, mais n’a pas été autorisée, pour la même raison, à y inscrire un texte à propos de leur fonction de bouclier RFID.

De retour au Titanic!

Des changements ont été apportés au Titanic, pendant sa construction, afin de le délester d’un poids trop important. On estimait également que les 48 chaloupes de sauvetage initiales, soit une quantité suffisante pour tous les passagers et le personnel à bord, susciteraient de l’inquiétude chez les passagers quant à la sécurité du navire. On a donc réduit à 20 le nombre de chaloupes, soit à peine assez pour 38 % des passagers, si le bateau comptait le maximum de passagers. On a jugé que cela était plus que suffisant, car la réglementation de l’époque n’exigeait que 16 chaloupes de sauvetage. Le Titanic, après tout, avait été construit pour être insubmersible.

Nous sommes tous conscients qu’une carte de débit ou de crédit n’est pas un navire… et encore moins un Titanic. Toutefois, la sécurité est la préoccupation commune en cause ici, et elle devrait prévaloir sur la perception du fournisseur, quant à ce qui est adéquat, quand il est possible de faire mieux. Je pense que nous pouvons tous convenir que des chaloupes de sauvetage supplémentaires auraient été très appréciées!